L’Américaine ou Madison :

 

Le nom de cette discipline du cyclisme sur piste vient du fait qu’elle a été pratiquée pour la première fois au Madison Square Garden à New York.

 

La course à l’américaine est spectaculaire, elle demande de l’agilité, de la clairvoyance, de la concentration. Les coureurs sont à quelques centimètres les uns des autres et les passages des relais dans le peloton forment un mouvement harmonieux et multicolore.

 

 

 

Deux coureurs, voire trois, forment une équipe. Les coureurs se relaient à chaque fois qu’ils se rejoignent. Le coureur qui est en course roule normalement dans le peloton, l’autre roule doucement, dans la partie supérieure de la piste. Lorsque le peloton ou son coéquipier le rejoint, il prend le relais et à son tour il occupe la place de l’équipe au sein du peloton. Les 2 ou 3 coureurs portent les mêmes maillots avec un même numéro. Les chiffres sont de couleurs différentes d’un équipier à l’autre, pour pouvoir identifier les coureurs. Les maillots d’une même équipe sont identiques pour que leurs adversaires puissent anticiper le passage du relais et prendre la roue du coureur qui va rentrer en course.

 

Les tours gagnés ou perdus départagent les équipes et les points obtenus lors des séries de sprints et à l’arrivée départagent les concurrents qui sont dans le même tour.

 

Au début du siècle, jusque dans les années 60, les coureurs restaient 24 heures sur 24 en piste. Un coureur de chaque équipe devait rouler en permanence.

 

Aujourd’hui les courses de 6 jours sont encore très populaires, surtout en Allemagne, mais les coureurs sont en piste uniquement durant la soirée et une partie de la nuit.

 

La course aux points :

 

Appelée également individuelle, le classement de cette course s’établit aux points accumulés par les coureurs lors des sprints et par tour gagné.

Il est attribué 5, 3, 2 et 1 point aux 4 premiers coureurs des sprints. Un coureur qui gagne un tour sur le peloton principal obtient 20 points. Un coureur qui perd un tour sur le peloton principal perd 20 points.

 

 

Course scratch :

 

C’est une course individuelle sur une distance déterminée. Le classement s’établit lors du sprint final en tenant compte des tours gagnés. Les coureurs doublés par le peloton principal doivent immédiatement quitter la piste.

 

 

Poursuite individuelle :

 

Deux coureurs s’affrontent sur une distance déterminée. Ils prennent le départ simultanément en deux points opposés de la piste. Le vainqueur est celui qui passe le premier la ligne d’arrivée, ou celui qui rejoint l’autre avant la fin de la distance donnée. Si un coureur rejoint l’autre lors des séries ou des demi-finales, il doit continuer la course afin d’obtenir un temps sur la distance pour permettre la composition des demi-finales ou des finales.

 

 

Poursuite par équipe :

 

Le principe est le même que pour la poursuite individuelle. Les équipes sont composées de 4 coureurs et le temps à l’arrivée est pris sur la roue avant du 3e coureur.

 

 

Vitesse :

 

C’est une course entre 2 et 4 coureurs sur 2 ou 3 tours selon les pistes. L’épreuve « 200 mètres contre la montre » avec un départ lancé depuis la ligne des 200 mètres est destinée à sélectionner et classer les participants pour l’épreuve de la vitesse.

 

 

Keirin :

 

Les coureurs s’affrontent dans un sprint après avoir complété un certain nombre de tours derrière un meneur à vélomoteur qui quitte la piste de 600 à 700 mètres avant l’arrivée.


Elimination :

 

Après un tour pour rien, le dernier coureur qui passe la ligne d’arrivée est éliminé. C’est la roue arrière qui compte et l’élimination a lieu tous les 2 tours. Le coureur éliminé doit quitter la piste immédiatement. Lorsqu’il ne reste plus que 2 coureurs en course, ils disputent un sprint, le classement s’établit alors sur la roue avant. Un tour gagné ne compte pas.

 

 

Handicap :

 

La course handicap se fait sur une distance déterminée différente pour chaque concurrent. Le départ à lieu simultanément. La course handicap a pour objectif d’équilibrer le niveau des participants. Le coureur le plus fort part sur la ligne de départ. Son handicap correspond aux mètres d’avance que les commissaires décident d’attribuer aux différents coureurs. Souvent le handicap s’établit selon le classement de la course précédente.

 

 

Danoise :

 

Comme la course scratch, c’est une course individuelle sur une distance déterminée. Le classement s’établit cependant sur plusieurs arrivées. Lorsque la cloche sonne une première fois, le sprint au tour suivant désigne le vainqueur de l’épreuve, il s’arrête. Au moment du premier sprint, la cloche sonne à nouveau est l’arrivée au tour suivant désigne le deuxième, il s’arrête à son tour. Au moment du deuxième sprint, la cloche sonne à nouveau est l’arrivée au tour suivant désigne le troisième, il s’arrête également. La course se déroule ainsi jusqu’à l’arrivée finale. L’organisateur fixe le nombre de sprints, il peut continuer à faire des sprints jusqu’aux 2 derniers coureurs.